Agricovert, une coopérative à finalité. C’est-à-dire?



Agricovert, une coopérative à finalité. C’est-à-dire?

Dans le cas d’Agricovert, l’identité coopérative renvoie à bien plus qu’un simple statut juridique. Agréée auprès du Conseil National de la Coopération (CNC), Agricovert entend bien se démarquer des organisations qui n’ont de coopérative que le nom (ou le statut) ou des entreprises à finalité lucrative (de la PME à l’entreprise détenue par des actionnaires).

Outre le respect de certains principes (ces.ulg.ac.be), Agricovert se démarque de ces organisations sur plusieurs points.

Une finalité sociale

Au sein de la coopérative, il n’est pas question de viser la maximisation des capitaux investis1. Il s’agit avant tout d’assurer un projet d’insertion socio-professionnelle [« finalité sociale »]. Sensible à la cause des petits producteurs, la coopérative porte d’autres enjeux tels que le souhait de faciliter l’accès aux terres agricoles, d’une part, et d’assurer la pérennité et la viabilité de leurs exploitations, d’autre part. Ce faisant, elle assure la distribution, en circuits courts, de produits alimentaires issus de l’agriculture biologique et paysanne. Enfin, elle permet de renforcer les relations entre consomma(c)teurs et producteurs. Elle constitue donc un véritable outil de sensibilisation. Inutile de développer davantage. La coopérative a à cœur d’être active sur un maximum de dimensions : économiques, sociales et environnementales.

Une gouvernance démocratique

La mise en œuvre de ces objectifs ne répond pas aux critères ou procédures classiques de prise de décision. Le recours à l’autorité, s’en remettre à la hiérarchie, c’est-à-dire, « respecter les ordres qui viennent d’en haut », ne sont pas des pratiques courantes au sein de la coopérative. Pour prendre des décisions, Agricovert peut compter sur plusieurs instances de gestion. Une première, classique au sein des organisations à finalité lucrative, consiste en une instance représentative où sont actifs les membres qui ont été élus par leurs pairs (AG et CA). D’autre instances, pratiquant les conventions sociocratiques, rassemblent des producteurs, des consomma(c)teurs et des travailleurs. Au sein de ces trois pôles, les décisions sont prises au consensus.

L’originalité de la coopérative consiste dans la rencontre entre ces deux instances. En effet, deux participants (appelés « référent » et « second lien ») des trois pôles sont actifs au sein d’une troisième instance : le « Cercle ». Cette dernière permet la rencontre entre les administrateurs et membres actifs au sein des pôles. Ce faisant, elle rend possible la rencontre des différents points de vue.

Vous voulez en savoir plus?

N’hésitez pas à contacter la coopérative ou à rejoindre le pôle de consomm’acteurs. Nos réunions (toujours) conviviales n’attendent plus que vous!

Vous voulez vous engager?

Si vous voulez aller un pas plus loin dans la démarche, vous pouvez également devenir coopérateur.

Pour en savoir plus sur

1. La coopérative Agricovert: https://www.youtube.com/watch?v=BMWruU0YM8A

2. Les coopératives et l’économie sociale et solidaire en général

1 Les bénéfices réalisés doivent donc être ré-injectés dans le projet social de la coopérative. Cela étant dit, des ristournes (limitées) peuvent être accordées aux coopérateurs.

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